Un petit mot...
Souvent les personnes intéressées par une demande de psychothérapie s’interrogent sur la différence entre ces termes et plus encore aujourd’hui que des méthodes de thérapies brèves existent : hypnothérapie, thérapie comportementale, art thérapie, la PNL (la programmation Neuro-linguistique) la systémique, ou encore la relaxation, la méditation, pour ne citer que les principales.
Toutes les méthodes de thérapie qui prennent en compte le soin à donner à une personne, visent toutes à traiter et résoudre les différents problèmes liés à des symptômes qui regroupent le stress en général, toutes les conduites addictives, dont la boulimie, l’anorexie, pour ne citer que ces exemples, mais également des souffrances physiques où nous nous exprimons dans la maladie dont on dit « qu’on somatise ».
Nous avons, professionnels, tout le même but : soulager la souffrance psychique. Un même diplôme en psychologie clinique est exigé pour exercer notre travail.
Définition
La psychanalyse est un outil au service de la psychothérapie.
En quoi la psychanalyse se différencie-t-elle des autres formes de thérapie ? La cure, dont les principes se réfèrent à Freud et ses continuateurs, se distingue d’abord de toute méthode suggestive comme le coaching, et veut « offrir au patient, à long terme, une voie sûre pour que celui-ci retrouve sa liberté intérieure » (cf. La Technique psychanalytique que Freud publie en 1904). La psychanalyse veut aussi « rendre l’inconscient accessible au conscient, ce qui se réalise en surmontant les résistances », disait encore Sigmund Freud. Mais en tant que médecin, il se préoccupait aussi « de la guérison pratique, de la personne, de la récupération de ses facultés d’agir et de jouir de l’existence ».
En résumé, on peut dire que le patient se présente à nous avec une série de symptômes qui entravent sa capacité à profiter de la vie dans son sens large.
La psychanalyse : un outil de compréhension, pas une morale
Mais je tiens à dire que la psychanalyse n’est ni une morale, ni une ligne de vie, et enseigne encore moins une conduite à tenir. C’est au patient de gérer sa vie avec ce qu’on lui permet, en tant que professionnel, de comprendre sur lui-même.
Par conséquent, je dirai qu’il n’y a ni thérapies brèves ou longues, chacun se définira par rapport à ce qu’il recherche. Certains viennent avec une demande de résoudre quelque chose qui lui tient à cœur, comme avoir un enfant ou arrêter une conduite compulsive.
Un cadre sécurisant et une relation d’échange
Dans tous les cas, un cadre est fixé qui sécurise le travail. Le respect de ce cadre permet à chacun de prendre ses repères, car la séance a toujours lieu aux mêmes heures et aux mêmes jours. Font partie du cadre également le paiement et le nombre de séances que nous fixons dans un commun accord entre patient et thérapeute.
Je précise aussi que j’envisage donc d’emblée la relation patient-thérapeute comme une relation d’échange où chacun s’implique. On pense quelquefois, pour lui en faire le reproche, que le psychanalyste doit être silencieux. Ce n’est pas ma position, ni ma façon de concevoir une thérapie.
Il est important de signaler que tout professionnel qui utilise l’outil de la psychanalyse, en plus de ses études théoriques, a en même temps, dans sa formation, pratiqué en tant que patient ce travail sur lui-même. Ce qui n’est pas forcément le cas chez les psychologues en général ou les psychiatres qui n’y sont pas obligés.